Degringolage

Rien de gris dans ce monde
seulement les taches vives
des couleurs a la ronde
qui sont sur le qui-vive
tout tournoie et s'envole
les rubans qui décolent
C'est la fête, personne ne se prive
joyeux noël et bon anniv'

Allons restons bien sage
A
ssistons au carnage
les couleurs fannent le temps presse
voilà l'or anthropophage
qui fond sur nos bouche humide
pénètre nos corps de graisse
pour aller chier des merdes acides
sur le capot de la bagnole
de bourges, salivants, ignobles
encaissant leur chèques
dans une decharge géante
remplie de vilains macaques.

Des dents en or, dans des bouches béantes...
delavie

# Posté le samedi 20 septembre 2008 09:06

Il a perdu sa romance

Il voudrait que les mots
qui sortent de sa bouche
n
e valent que des lingots

Il voudrait que les femmes
pendues à ses doux mots
ne
se retiennent des larmes

Il
voudrait qu'un beau jour
i
l berce son amour
en lui chantant tout haut

Qu 'il n'y a rien de plus beau
que d'être avec sa belle
sentir son coeur tout chaud

Battant dans sa poitri
ne
et ces cheveux rebel
s
qui glissent sur sa min
e

Et le vent qui sans cesse
répète cette caresse
Sur son joli minois, son minois de princesse.
Delavie

# Posté le samedi 20 septembre 2008 08:58

j'ai tout bu

Ca y'est c'est fini, tu es partie, absente
il ne reste de toi que ces petits frissons
fragments d'odeur, parfums, exquises sensations
Une envie soudaine de ton corps d'innocente
Je m'affale sur mon lit et je pense à toi
Le bien être et la joie de ton corps près de moi
Un petit courant d'air, sur mon ventre, ta main
Il faut si peu de choses pour que je te voie

Il pleut dehors des gouttes in fatiguables
comme il a plu sur mon lit des averses
De cheveux ondulés, cascade indomptable
j'ai tout bu, mon coeur, il me reste l'ivresse

Delavie

# Posté le samedi 20 septembre 2008 08:51

DéSoLé

Mon amour, ces larmes que tu pleures
Qui se nourrissent de mes vices
Si tranchantes fendent mon coeur
Chaque larme je la mérite
Mais je ne mérite pas tes yeux
Chaque reproche je le mérite
Mais je ne mérite pas tes levres
Chaques claques je les mériterais
Comme je ne mériterais pas tes mains
Et même si le doute est permis
Je ne cherche plus d'excuses
Tant de choses méritées
Que je pleure de t'avoir approché
Tu mérites un homme bon
Et moi je t'emprisonne
Je suis méprisant et je pleure
Je ne mérite que ta rancoeur.

Delavie

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 15:13

Elle

Elle
Sous le sinistre drap noir de la nuit, nous nous regardions, alors je t'aimais en amie, un peu plus peut être.
Nous étions dans le même lit, entourés d'amies qui dormaient.
Toi, éveillé, me carressait les cheveux d'un geste attendri.
M
oi, éveillé, je te regardais dans les yeux et je frissonnais.
I
l faisait chaud.
P
lus près de moi. Nous nous étions rapprochés, imperceptible mouvement comme si on avait murmu,
le plissement des draps, la chaleur de la pièce, jtais bien, je rêvassait.
Front contre front, le souffle court ,désireux, nos mains étaient des flammes flamboyantes qui couraient sur la peau, brulante et douce qui chantait.
I
l fallait dormir.
Mais comment dormir, toi tout près ?
Pas un bruit, il ne fallait pas les réveiller, et nos deux c½urs chantants cherchant à se rejoindre, perçaient notre poitrine avec leurs coups de poing sourds.
Nous nous étions rapprochés.
Encore.
Tu étais si près que ton corps entier sonnait, bourdonnait, comme si tu étais le soleil lui me.
T
a psence m'envahissant, ton nez frôlait le mien, nosvres étaient si près que je retenais mon souffle.
T
a main tremblait, je te sentais tremblante.
Je
resserrai mon étreinte.
N
ous aurions pu rester comme cela toute la nuit, sans une once de fatigue, emplis chacun par la présence de l'autre, nous partageant notre énergie par toute les pores de notre peau, toutes les caresses enflammaient notre corps.
M
ais non
T
u as craqué, ou alors c'était moi, ou peut être un frisson plus fort que les autres,
Toujours est-il que je me trouvais avec toi, enfin mon c½ur pouvait rejoindre le tien,
enfin je pouvais boire mon amour et remplir le tien.
Ivresse
.


Delavie

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 09:06